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Crépusculaires
Editions Ramsay,
1981 |
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Première
page |
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Mais
peu à peu, le travail de la mémoire de la jeune femme
va être presque visible dans le coloris du front du vieillard,
dans ce visage exsangue...
Peu à peu, elle revoit la coloration écumeuse comme
une cascade; elle revoit la coloration scintillante comme l'image
flottante du soleil que réfléchissent les eaux brillantes
des lacs et des rivières. Peu à peu, elle revoit la
coloration neigeuse, mousseuse, matinale. La rivière de l'amour
est transparente jusqu'au fond, ses eaux rejaillissent en écume
et reviennent en tournant sur elles-mêmes, ses eaux se fraient
un passage à travers la profusion des fleurs et s'élancent
au-dessus de l'amour. La petite fille cherche l'absolu : "Donne-moi
à manger ta bonté !" Crie-t-elle.  |
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Descriptif |
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Voici
les multiples éclats de l'amour d'un père et d'une fille qui
tentent une dernière fois de se rejoindre.
Voici l'absolu de l'amour qui exige tout et n'entend rien. Le père
n'est plus qu'un très vieil homme fatigué, alors que l'enfant
devenue femme s'accroche éperdument à l'image lumineuse du
père Mythique, du père Esprit. Voici l'amour prison qui pousse
la jeune femme à se révolter, à se laisser aller un
moment à la violence du désir, cherchant en vain à
se libérer du lourd poids mort d'une enfance jadis façonnée
par le père.
Voici l'amour d'après le deuil: au mythe, au rêve se substitue
la réalité. A l'être idéalisé succède
peu à peu le portrait d'un père à l'humanité
poignante et si fragile...
Et bien d'autres éclats encore, implacables et doux comme l'amour,
et comme lui crépusculaires, oscillant sans cesse entre le jour et
la nuit, la spiritualité et le désespoir, la mort et la vie. |
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