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Sable noir
Editions
du Rocher, 2005
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Première
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Prologue
1re division d'infanterie, Omaha Beach. 6 juin
1944. Six heures trente. La première vague débarque suivant
le programme prévu et rencontre une résistance. La plage est sous
un feu intense de mitrailleuses et de fusils. Aucune progression n'est
possible à cause des tirs et des champs de mines. Onze heures trente-cinq.
Aucun contact radio avec la division. Le capitaine dit qu'il a perdu
douze hommes descendus par les tirs des blockhaus. S 3 à 2 Bn. Où
êtes-vous? Nous ne sommes plus en contact avec vous. Wozenski essaie
de nettoyer le secteur. Environ cent cinquante Allemands seraient
dans Colleville. La compagnie E est sur la droite, entre G et Red.
Quinze heures quarante. 2e bataillon à S2. Quel est le dernier renseignement
venant de Blue? Rien de bon. Une partie de la compagnie n'est pas
débarquée. Les effectifs sont faibles.  |
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Descriptif |
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La
côte normande en 2004. Un couple, Tiberden et la narratrice, habite
une maison isolée sur les dunes, à côté d'un blockhaus. La désolation
des lieux, les absences répétées et le caractère taciturne de Tiberden
dépriment la jeune femme, réduite à attendre. Alors, à travers le
sable, l'eau et la lumière des paysages marins, les souvenirs inoubliables
des plages deviennent peu à peu plus présents que le vide de son existence
:
«Tyrannie de la mémoire collective, elle vous dépossède de vous-même,
de votre propre expérience, pour la remplacer par le souvenir qu'elle
vous impose, dans vos frémissements, au plus profond, là où tout s'unifie,
amplifié, mugissant. Les cris des soldats en feu passent, repassent,
écho de vos viscères. Vous revoyez les cibles humaines brûlant comme
du carburant se jeter pour mettre fin à leur agonie, dans cette mort
bestiale qui régnait sans partage sur des malheureux abandonnés de
tous, dont le cerveau explosé retombait sur le sable, en pluie de
sang et de chair broyée. Parfois le choc est si tenace que c'est comme
si, historiquement, la mémoire collective faisait de nous les victimes
des victimes. »
Avec la sensibilité d'une langue émotive, charnelle, et les accents
d'une moderne Chanson de Roland, Chantai Chawaf, dans Sable noir,
nous permet de revivre l'héroïsme du débarquement et de comprendre
la grande épopée, jusque dans ses conséquences lointaines et inattendues.
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http://www.chantal-chawaf.com |
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